Réaction au sondage Ifop sur le projet d'autoroute Castres-Toulouse

Suite au sondage IFOP paru dans la Dépêche du Midi sur le projet d’autoroute Castres - Toulouse, retrouvez la réaction de Guillaume CROS, Vice-Président du Conseil Régional, pour la délégation écologiste et régionaliste.

 

Le sondage réalisé par l’IFOP et commandé par la Dépêche du Midi paru dans son édition du 15 juin ne peut que nous surprendre. Les bonnes questions ont-elles été posées ?

Parmi les 5 questions posées aux tarnais-es, aucune interrogeaient les personnes sondées sur le projet d’un aménagement rapide et sécurisé du Sud du Tarn ; un aménagement à moindre cout – pour nos collectivités et les usagers de cet axe routier – qui permettrait pourtant de diminuer les temps de trajet, d’améliorer la sécurité et le cadre de vie des riverain-es, de préserver le foncier et de limiter l’emprise sur les terres agricoles.

De même, aux questions portant sur l’utilisation de l’autoroute, la question du tarif du péage n’est pas évoquée ! La réponse des sondées aurait-elle été la même s’ils avaient été informés que les usager-es devraient s’acquitter de la somme de 15€ pour un aller-retour Castres/Toulouse ? L’autoroute concédée, et donc payante, ne fera que générer des dépenses supplémentaires pour les usager-es et entrainera par conséquent plus d’inégalités sociales.

 

Nous ne pouvons que regretter qu’aucun opposant au projet d’autoroute concédée n’ait été interrogé par le quotidien régional. Nous le disons, OUI le désenclavement du sud-Tarn est nécessaire et indispensable ; mais pas au prix de projets qui ne cacheraient que des gouffres financier et écologique. Des alternatives existent, étudions-les ! Nous devons enfin faire les bons choix pour répondre aux besoins essentiels du territoire tarnais.

 

Alors que l’enquête publique sur ce projet a été reportée à décembre 2016, de nombreuses collectivités (dont le Conseil Général de la Haute Garonne et le Conseil Régional Languedoc Roussillon Midi Pyrénées) ont fait entendre leur souhait de financer une étude portant sur les alternatives (encore jamais étudiées) au projet d’autoroute Castres Toulouse : une étude qui ne retarderait pas le début de l’enquête publique mais qui viendrait éclairer les débats et qui permettrait d’assurer la pleine transparence sur ce dossier.

 

Trente ans d’immobilisme, faisons enfin les bons choix !