Communiqué de Presse : Non à la réouverture de la Mine de Salau en Ariège (27 mars 2017)

 

 

 

 

 

Non à la réouverture de la Mine de Salau en Ariège

 

Mise en danger d’un site naturel, usage abusif d’un code minier obsolète et dangereux, opération financière à court terme, le Permis Exclusif de Recherche Minière (PERM) sur la Mine de Salau est une nouvelle offensive extractiviste, dont l’obtention rapide, en plus d'être passée outre toute concertation locale, n’est sans doute pas exempte de visées électoralistes.

 

Le permis délivré à Variscan Mines porte sur la recherche de tungstène, d’étain, de bismuth, de molybdène, de zinc, de plomb, de cuivre, d’or, d’argent et «substances connexes (notamment niobium et tantale)». Il couvre une surface d’environ 42 km2, portant sur une partie du territoire de la commune de Couflens, à laquelle est rattaché le hameau de Salau.

Ce permis a été accordé sur la base d’un code minier qui ne prend pas en compte les enjeux environnementaux et sanitaires. De plus, ce code ne respecte pas le droit européen en matière d’environnement. Il est donc nécessaire et indispensable dans notre Région comme ailleurs d’appliquer un moratoire sur l’ensemble des titres miniers accordés ou en cours d’instruction avant qu’une réforme du code minier soit enfin mise en œuvre.

 

Nous exprimons nos fortes inquiétudes si un tel permis venait finalement à être accordé. Inquiétude quant à la protection de ce site naturel de montagne qui appartient à deux zones Natura 2000 (la zone de protection spéciale du Massif du Mont Valier et celle de Conservation Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste). Inquiétude quant aux risques sanitaires pour les salarié-Es et la population notamment en raison de la présence plus que probable d’amiante. Inquiétude enfin quant à la pollution de l’air que provoqueraient les nombreux allers/retours de camions sur le site.

 

De plus, ne nous leurrons pas. Les causes ayant entrainé la fermeture de cette mine en 1986 demeurent : volatilité du marché, risque de dumping de la part de la Chine. Ce choix, néfaste pour l’environnement et risqué pour la santé des populations, n’est pas une réponse sur le moyen terme aux difficultés économiques du territoire. Notre rôle est de soutenir et développer des activités créatrices d’emplois sur une longue durée et qui préservent l’environnement, la santé de tous et toutes.

 

Enfin, la récente acquisition par la société Apollo Minerals d’Ariège Tungstène, détentrice du permis d’exploration via les Mines du Salat auprès de Variscan nous éclaire bien sur les véritables gagnants si la mine était rouverte : les actionnaires des entreprises et surtout pas les populations locales.

Communiqué de Presse : « LGV Bordeaux-Toulouse : le gouvernement s’entête… les trains du quotidien s’inquiètent » (05 juin 2016)

 

« LGV Bordeaux-Toulouse : le gouvernement s’entête… les trains du quotidien s’inquiètent »

Le décret de déclaration d’utilité publique de la LGV GPSO (Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse) a été publié ce dimanche 5 juin 2016 au Journal Officiel. Le gouvernement a donc décidé de poursuivre ce projet en dépit de l’avis exprimé par de nombreux citoyen-nes au cours de l’enquête publique qui s’était d’ailleurs conclue sur un avis défavorable des commissaires enquêteurs.

 

Nous nous étonnons d’un tel entêtement et nous exprimons nos inquiétudes quant au choix du gouvernement en matière ferroviaire. En effet que penser de cette décision lorsqu’en même temps, le Ministre Alain Vidalies ferme la porte dans une circulaire du 8 avril 2016 à tout financement supplémentaire de l’Etat pour certaines catégories de lignes ferroviaires (classées de 7 à 9). Dans notre Région, la ligne Montréjeau-Luchon, dont la rénovation ne peut plus attendre est par exemple concernée.

L’État préfère donc poursuivre dans « le tout LGV » au détriment des trains du quotidien et de nombreux trains de nuit. Un entêtement extrêmement coûteux car le projet du GPSO atteint aujourd’hui plus de 9 milliards d’euros aux conditions économiques d’août 2013 !! Qui financera un tel projet ? Pour l’instant c’est la grande inconnue et plusieurs collectivités se retirent de la table des financeurs.

Un entêtement néfaste pour la préservation d’espaces agricoles et viticoles, pour la sauvegarde de zones humides dont nous constatons à chaque évènement climatique l’indispensable utilité.

Nous l’affirmons depuis plusieurs années, la rénovation de la ligne existante entre Bordeaux et Toulouse doit être privilégiée et aurait dû être terminée depuis plusieurs années sans un tel entêtement. Une rénovation dont nous savons qu’elle sera moins couteuse (environ 2 milliards), moins dévoreuse d’espaces. La rénovation de l’existant mettra Toulouse à 1h35 de Bordeaux. L’écart de temps pour rejoindre Paris entre la LGV et la rénovation de ligne existante n’est que de 30 minutes. Doit-on considérablement réduire les capacités d’investissement des collectivités territoriales pour 30 minutes d’écart ?

Nous préférons agir pour nos trains et nos déplacements du quotidien.